Le PPI, ou comment partir de l’individu pour aller vers le groupe.

Allez, plonge petit !


Depuis deux ans maintenant je suis la formation BEP-ASH afin de devenir enseignant spécialisé. Dans cette formation assez longue nous travaillons une posture: l’éducabilité de tous. Nous acquérions aussi des méthodes; la différenciation pédagogique, l’observation, le non-jugement (ce qui me semble basé sur un autre plan, c’est pour moi assez difficile dans certains cas), et la préparation de Projets Pédagogiques Individualisés.

Le grain, la poule et l’oeuf.

Ma perception du PPI s’est avérée fausse après discussion avec une collègue bien plus avancée dans le métier et la réflexion que moi. Il y a des maîtres mots qu’il faut garder en tête; cohérence, focale serrée, focale supra large (ce qui sera notre problématique).
Enfin plus que fausse perception, disons qu’elle est morcelée. Les différentes parties ne discutent pas entre elles, il manque la partie programmation qu’il faudrait faire rentrer dans le PPI. Et même cela est fait en partie. Ci-dessous le PPI actuel a modifier. (Anonyme bien entendu)
Nous retrouvons bien plusieurs points qui correspondent aux étapes:
les constats ; à partir des évaluations FAR et CLES, et même si la collègue en question me dit que je peux m’en détacher. Je ne m’en sens pas encore le courage, peut-être que dans un premier temps je ferai ce modèle plus un que je me créerai. Et je laisserai le premier progressivement. N’oublions pas également la partie observation qui rentre en ligne de compte.
– Les BEP : avec leur analyse et les adaptations / moyens pour parvenir à le résoudre. Ici aussi, le besoin de cohérence se fait sentir. D’une part parce que les items des constats, ne sont pas tous présents (mais après tout nous sommes bien dans les besoins prioritaires), et ensuite il faut bien veiller à ce que les adaptations/moyens soient liés aux points d’appuis du petit bout qui occupe notre esprit. Tout ceci ne me semble plus assez étoffé maintenant que je le regarde…
– la problématique : et l’erreur est d’avoir transformé la notion de problématique en une pseudo programmation (ironie; sans compétences du socle). Alors que la problématique serait finalement une focale large, une synthèse du petit bout que nous avons en face de nous.

Ce qu’il faudra donc travailler:

simplifier les termes des constats. Tout est encore trop pompeux, trop scolaire. Je peux, je dois faire plus simple, pour être plus efficace.
– Veiller à la cohérence entre les BEP et les constats, faire un vrai liant.
– En tirer une VRAIE problématique qui illustre l’élève.
– Préparer une programmation sur l’année des compétences à travailler.

Et c’est ainsi que les athéniens s’atteignirent: 

Et voici comment le PPI peut devenir un instrument de modification de sa pratique de classe pour le groupe. Lorsque la nouvelle mouture du PPI est faite, lorsque les compétences sont programmées pour chaque élève. Alors je pourrai faire des groupes de besoin sur un projet/séquence particulier et en déduire la progression qui en découle. C’est finalement par le PPI que l’organisation des groupes, et donc l’animation de classe se construit.

« Oui, l’individu peut permettre la cohérence du groupe et non sa dislocation. » 

A venir la prochaine fois, ce fameux PPI modifié.

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